Nous étions venus admirer ce diable “rouge” de Fabien Verschaere se goinfrer dans une vidéo fumante tout en dévorant à notre tour quelques poulets. Mais malgré les délicieux poulets rôtis, le vin
rouge à volonté et la qualité des convives, c’est le concert de Renz qui fut la vraie bonne surprise de la soirée. Mis sur le marché par le label “rouge” Hertzfeld qui s’y connaît en élevage de
musiciens, Renz n’a pas eu trop de mal à chiper la vedette à Fabien Verschaere, ce dernier s’avérant bien plus à l’aise pour dédicacer son catalogue “Eat Me” édité par le CIAV (notamment en
dessinant un bonhomme qui fait caca sur l’exemplaire de Manu Dosda) que pour aligner quelques phrases de remerciements dans le micro. Face à une longue tablée de sympathiques “cultureux” plus
occupés à festoyer joyeusement sous prétexte de rendre hommage à la performance diffusée en boucle sur grand écran, qu’à écouter attentivement ses complaintes électriques, Renz, peut-être invité
à animer musicalement la “party” en raison de sa tenue de scène (une veste en peau de chèvre et un bonnet à cornes), a courageusement fait son show sans micro mais avec une guitare électrique en
forme de flèche empoisonnée. Après une relecture étonnante d’un morceau de Klaus Nomi (Total Eclipse) et quelques compos à lui qu’on aimerait bien réentendre très vite, c’est avec sa version
fiévreuse et tout sauf dansante du Let’s dance de Bowie que l’homme à cornes et à peau de bête nous a définitivement retournés.
(jeudi 7 mai au soir à l'invitation de l'association Accélérateur de particules à Strasbourg / www.accelerateurdeparticules.net)