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  • : Le blog de philippe schweyer
  • : Espace de liberté destiné à s'étoffer sans précipitation. Regard décalé sur le monde tel qu'il va dans le mur, entre les murs et hors les murs...
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 13:53
Par philippe schweyer
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 18:45


... et sur flux4

Par philippe schweyer
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 18:31

 


 

Par philippe schweyer
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 16:35
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 16:23


photo : Marianne Maric

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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 16:14

graphisme : médiapop + starlight
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /2009 23:47

(publié sur http://festival-meteo.fr)

Pendant Météo, mieux vaut prévoir de venir avec les poches pleines de liquide. La carte bleue n’a pas cours, du coup on cour le risque de se retrouver à sec bien avant le dernier concert. Ainsi, après avoir bu quelques bières, dégusté une part de fromage biodynamique et déniché chez le libraire qui tient boutique dans la cour du Nouma le classique Novövision d’Yves Adrien, j’en suis réduit à me lancer dans le trafic de gobelets consignés pour amasser de quoi me payerL’œil du lézard de Richard Hell (de la pure littérature d’après le libraire).

Encore loin du compte, je m’approche de Daniel Sailer, que je viens de découvrir sur scène au sein de Phall Fatale. C’est l’occasion d’étudier de plus près un splendide spécimen de “contrebassiste suisse à cheveux longs”. Premier constat, le contrebassiste suisse à cheveux longs sirote de la bière (les musiciens de Météo boivent aussi un peu de vin et même, d’après une rumeur que je n’ai pas pu vérifier, du champagne dans les loges…). Sympathique, mon beau contrebassiste suisse à cheveux longs se laisse facilement approcher :

- C’est quoi le truc écrit en rouge sur ton t-shirt noir?

- C’est le nom d’un groupe de grindcore mexicain… (le CSACL rigole avec un petit accent suisse dans sa barbe taillée à la zurichoise).

- Et les deux belles blacks qui chantent avec toi, elles sont suisses elles aussi ?

- Oui oui, plus ou moins…

- Elles habitent où ? A Zurich ?

- Non, non, Joy vit à Berlin et Joana à Oslo…

- Aïe ! Et vous faites comment pour répéter alors ???

- On ne répète pas beaucoup en fait… C’est un projet pour lequel on ne répète pas trop…

- Ok. Et tu restes pour le festival demain ?

- Oh non… Demain j’ai un concert classique à Vienne !

Conclusion : le contrebassiste suisse à cheveux longs aime la bière et le grindcore mexicain, monte des projets avec des chanteuses blacks norvégiennes et joue de la musique classique… C’est pas beau la liberté ?

Par philippe schweyer
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 23:41

(publié sur http://festival-meteo.fr)

Ça commence par un post-scriptum à la fin d’un mail de l’écrivain Christophe Fourvel (PS : zut, j’ai oublié de te dire que hier soir, une amie chantait à Mulhouse pour le festival (météo ?) Il s’agit de Catherine Jauniaux avec Eric M, je crois. T’aurais pas vu ça par hasard ?).

Ça se poursuit dès mon arrivée sur la terrasse du Noumatrouff où trône, entouré de ses micros radiophoniques, un Fanfan enthousiaste :

- Putain, eRikm a encore progressé ! Il est largement au niveau des meilleurs dj New Yorkais ! Il fait vraiment exactement ce qu’il veut ! Quelle précision ! Et en plus, il a passé un petit bout de Micropénis* !!!

David G. de renchérir en faisant claquer un flyer qui fait du bruit**:

- Oui, c’était trop bon !!!

Zélie est 100% d’accord, elle aussi :

- Tu te souviens de la fois où il avait samplé un orage en direct? Là c’était encore mieux !

Bon, bon… Je les laisse pour aller saluer Sandrine W. qui arrive en compagnie de Dominique M et Grégory J. :

- Fabuleux le premier concert de hier soir. T’as vraiment raté un grand moment sensible, de la pure magie…

Légèrement agacé par l’enthousiasme ambiant, je me tourne vers Valérie P. :

- Quoi, t’étais pas là ? C’était grandiose ! Comment t’as pu rater ça ? Je croyais que t’étais sensé écrire pour le blog ??? C’est honteux !!!

Olivier D. en rajoute une couche :

- Quand tu vois qu’il joue partout dans le monde et qu’il est resté le même…

Arrive Philip A. l’oeil brillant :

- Il est bon le bonhomme… Et elle aussi elle est bonne… Quelle voix extraordinaire, quelle tessiture !!!

Comme si ça ne suffisait pas, Anne-Catherine M. en rajoute une couche :

- Si tu la voyais en stage… C’est dingue d’avoir autant de talent !!!

Et Fanfan de conclure définitivement (trois jours avant la fin du festival) :

- Crois-moi, tout le monde dit que c’était “LE CONCERT” à ne pas rater cette année…

Philippe Schweyer

* Groupe mulhousien qui monte

** Pour TSKZ09, créations sonores et multimédia art et science le 12 septembre à la Chaux-de-Fonds / www.tskz.ch


Par philippe schweyer
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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 23:44

(publié sur http://festival-meteo.fr)

Après les trois Hollandais soufflants en prélude au festival, Jozef Van Wissem, un autre type de Hollandais, se produit en solo dans la chapelle Saint-Jean pleine comme un œuf. “Le Hollandais à cheveux longs” (remember Johan Cruyff) est souvent un artiste de grande classe. Là, ça démarre par un petit échauffement un peu répétitif, histoire d’épousseter nos oreilles poussiéreuses. Le Hollandais aime les notes en suspension qui viennent mourir sur le pas de la porte de la chapelle, là où se massent les retardataires.

Au départ, on se dit qu’il y a quelques siècles, un autre hollandais est peut-être déjà venu faire sonner son luth dans cette chapelle. Ensuite, ça dribble de plus en plus sévère sur le manche pourtant grand comme un mouchoir de poche. Les arpèges se suivent et ne se ressemblent pas tout à fait. Progressivement on s’éloigne de la Renaissance tandis que dans la chapelle se repend la rumeur du monde contemporain captée dans des halls d’aéroports ou de gares (le Hollandais à cheveux longs qui joue du luth est un grand voyageur). Cette fois c’est certain, c’est la première fois qu’un hollandais réussit à faire entrer un aéroport entier dans une chapelle déjà pleine comme un œuf.

Face à la rumeur du monde affairé des businessmen et des voyageurs low cost, l’artiste a du fil à retordre. Acharné, le match n’en est que plus beau. Cheveux en rideaux sur le visage, chemise à carreaux, bracelet clouté au poignet et luth tenu à la verticale, le Hollandais à cheveux longs qui joue du luth est beau comme du pain béni pour les photographes de plateau qui, massés au pied de la scène, guettent l’instant à figer pour les annales du festival. On se croirait au bord de la pelouse, en finale de la Coupe du Monde 1974. Mais cette fois, c’est Johan Cruyff qui va gagner. Les rappels s’enchaînent comme autant de prolongations qui conduisent à une dernière salve d’applaudissements.

A l’extérieur de la chapelle-aéroport-stade, chacun peut savourer un verre de vin blanc en refaisant le match tandis que les avions reprennent leur ballet dans le ciel bleu comme un jeans délavé. Une fois n’est pas coutume, le chemin de croix s’est bien terminé et le beau jeu a gagné. “Mulhouse-la Renaissance” : Adrien Chiquet a eu le nez creux.

Par philippe schweyer
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /2009 23:43

(publié sur http://festival-meteo.fr)

Sébastien Borgo, l’œil farceur derrière ses machines, ressemble à un gentil lutin qui se serait transformé en savant fou à force de vivre au milieu de ses étranges machineries. Samuel Colard, plus massif et plus concentré, démarre doucement. On ne sait pas trop comment ses doigts bougent, puisque seule sa tête émerge de son piano. L’instrument ressemble à une monstrueuse araignée géante avec ses quatre grandes pattes métalliques prêtes à bondir.

Je ferme les yeux et me voilà chez H.G. Welles, dans un monde où l’homme ne peut compter que sur ses machines pour échapper à la terrifiante araignée à tête humaine qui lui balance des sons inquiétants comme autant de messages codés à déchiffrer ou de flèches empoisonnées. Me reste à deviner qui du savant fou ou du piano-araignée à tête humaine va prendre l’ascendant. Entre les deux, la communication s’installe. Chaque son balancé par Colard est canalisé, trituré ou amplifié par Borgo. C’est du ping-pong, mais c’est surtout une question de vie ou de mort. Il faut rester concentré.

Patiemment le piano-araignée tisse sa toile, alterne les rythmes, se déchaine puis se relâche. Rien de prévisible dans son travail. De son côté le savant fou tourne les boutons de ses machines comme si elles risquaient à tout moment de s’emballer et de péter à la gueule de spectateurs qui ne savent pas qu’ils risquent leur peau. Le savant, pas si fou, ne veut pas perdre le contrôle et pour cela, chaque geste compte. Il faut le voir grimacer aux prises avec le piano-araignée à tête humaine qui lui balance des sons de plus en plus percutants. Il serre les dents, boit un peu d’eau : pas question de se laisser déborder, l’homme et ses machines doivent garder le pouvoir.

Je referme les yeux. Le piano-araignée tente de m’endormir avec son ronronnement hypnotique. Sans doute une manœuvre pour m’attirer dans ses filets. Heureusement le savant fou coupe le son et j’échappe de justesse au sortilège. Après une seconde de silence, le combat reprend. A moins que ça ne soit une parade amoureuse entre les deux derniers rescapés d’un monde radioactif post-industriel venus se réfugier à l’ombre de la silhouette inquiétante du commissariat en construction de la police intergalactique? Le mystère reste entier. Merci pour le voyage.


Par philippe schweyer
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 23:37

(publié sur http://festival-meteo.fr/)

Pour le dernier soir de Jazz à la campagne, la terrasse des Copains d’Abord avait fière allure. Face à la foule de festivaliers en goguette qui les écoutait d’une oreille pas toujours très attentive, les trois musiciens de De Jongens Driest soufflaient harmonieusement dans une clarinette, un trombone et un soubassophone. Je me suis approché de Fanfan, repérable entre mille grâce à son t-shirt orange fluo aux couleurs du “Summer of the 80’” d’Arte :

- C’est quoi comme style d’après toi? C’est pas un peu trop écoutable pour annoncer le festival Météo ?

- Non, non, c’est du jazz typique de la Vallée du Rhin…

- Mais, tu ne trouves pas que c’est vachement doux à l’oreille ?

- Météo c’est souvent ça… Regarde Fred Frith! Bien qu’il soit un super guitariste, sa musique est quand même vachement écoutable…

- Ah…

J’avais vaguement entendu parler du Blues du Delta du Mississipi, mais pas encore du Jazz de la Vallée du Rhin. Bien sûr, je savais que quelque part le long du fleuve la Lorelei charmait les marins qui, fascinés par son chant magique, finissaient souvent par le fond pour avoir oublié les dangers des récifs et des tourbillons. Grâce à Fanfan, je venais de comprendre que depuis le sommet des montagnes suisses, une grande variété de courants musicaux se jetaient un à un dans le Rhin, lequel les brassait amoureusement sur des centaines de kilomètres jusqu’aux Pays-Bas. Beaucoup d’eau, de vent, de soleil et de temps plus tard, je me retrouvais, tel un marin en perdition, à écouter trois hollandais soufflants qui caressaient agréablement mes oreilles. Le temps était radieux, mais le programme du festival pronostiquait des changements climatiques importants pour les prochains jours. J’étais prévenu, mieux valait rester sur mes gardes.

Par philippe schweyer
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 11:45



Si vous avez raté (comme moi) le premier concert de Mig-21 à Colmar (J’croise aux Hébrides et Scènes de manager en hommage à Bashung), vous pouvez tenter (comme moi) de vous consoler avec cette photo de Chris Kolb. Tout à la fois spécialiste du tirage de balles dans le pied, poète métaphysique égaré dans un parking de Bugatti Royales, peintre, noctambule et barmaid de luxe, Denis Scheubel a fait de sa vie une véritable œuvre d’art. Parce que l’on compte sur lui pour passer à la vitesse supérieure et faire savoir au monde entier que Mulhouse vaut bien Manchester, on prie pour qu’il prenne le plus grand soin de son nouvel équipage (enfin un groupe qui a la classe !) et réussisse à canaliser ses illuminations géniales pour enregistrer l’album mythique qu’il porte en lui depuis si longtemps. (à suivre…)

Par philippe schweyer
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /2009 00:11




Cet été, c’est décidé, je vais prendre le temps de réfléchir un petit peu. Pour cela, je me suis préparé une liste de questions sans queue ni tête : quel livre emporter sur une île déserte? Est-ce raisonnable de partir en vacances tout seul sur une île déserte? D’où sortent les gens le soir de la fête de la musique ? Les dj’s sont-ils des musiciens comme les autres? Pourquoi y a-t-il plus d’argent dans le foot que dans la culture ? Faut-il conserver les archéologues ? Un film est-il aussi magique en plein air qu’en salle? Qu’est-ce qu’un bon photographe ? La vidéosurveillance est-elle un progrès pour l’humanité ? Combien de litres de bière peut-on boire chaque jour sans devenir alcoolique ? Est-ce raisonnable de partir en vacances en couple sur une île déserte? Où s’arrête l’Europe ? Combien de gens nés le même jour que moi sont-ils déjà morts ? Les fumeurs sont-ils plus sympas que les non-fumeurs ? Qu’est-ce qu’un chanteur sans voix ? La ville à la campagne ou la campagne à la ville ? C’est quand le bonheur ? Qu’est-ce qu’une bonne chanson ? Quel est le meilleur tube de l’été de tous les temps ? Pourquoi Monica Bellucci n’arrivera-t-elle jamais à la cheville de Monica Vitti? Faut-il continuer à fêter l’anniversaire des artistes morts? Est-il moral de vivre heureux avec le RMI ? Pourquoi y a-t-il autant d’accidents de personnes le long des voies de chemin de fer? Les hommes préhistoriques étaient-ils plus heureux que nous? Houellebecq est-il le plus con des grands écrivains ? Faut-il porter des jeans équitables? Est-ce raisonnable d’habiter à proximité d’une centrale nucléaire ? La plus belle femme du monde est-elle célibataire? Le Pape est-il un bon chrétien ? Est-ce raisonnable de chanter du Gainsbourg en anglais ? Qui est l’homme le plus cool du monde ? Combien de kilomètres ai-je parcourus dans ma vie ? Combien de mains Chirac a-t-il serrées dans sa vie ? Pourquoi s'emmerder avec ce blog ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi…
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 14:56

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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 11:25
Par philippe schweyer
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